Groupement Féminin Rural

Des traditions et croyances profondément ancrées, mais souvent aussi des intérêts purement matérialistes font que les femmes restent toujours opprimées dans une grande partie du monde. Elles sont évincées des décisions majeures et sont traitées comme des citoyens de deuxième rang.
Les femmes portent cependant d’énormes charges : elles apportent le gros des moyens financiers pour le ménage dans des sociétés traditionnelles. Elles travaillent constamment, souvent dans le secteur informel, pour joindre les deux bouts. Leur argent sert à nourrir la famille, à soigner leurs enfants et leurs mari et à payer les frais scolaires des enfants. Les hommes gagnent, quand ils ont un travail, souvent plus, mais dépensent leur argent d’habitude en dehors du foyer et ne se sentent pas responsables vis-à-vis de leur progéniture ou de leur femme.

Donner aux femmes une indépendance économique aide à les donner une voix dans la société dont elles font partie. Hélas, gagner de l’argent n’est pas une solution mais un moyen. Les femmes peuvent seulement participer à part entière et influencer leur entourage si elles ont eu accès à une éducation et/ou une formation formelle et si elles se retrouvent ensuite dans une situation à pouvoir utiliser leur nouvelles connaissances.

Au Sénégal la Fondation Maagdenhuis finance de nombreux groupements féminins, qui ont des activités génératrices de revenus permettant de suppléer à leur revenus incertains et souvent insuffisants. A coté d’un appui à l’acquisition des moyens de production, nous appuyons aussi l’organisation de leur groupement et à une gestion judicieuse des investissements ainsi qu’au renforcement de leurs capacités techniques et cognitives. Nous espérons que cela les aidera à gagner en estime auprès des hommes et à pouvoir participer activement dans la prise de décision dans leur communauté.

Et si c’est le cas : de quelle manière les hommes doivent y être impliqués ? C’est souvent un vrai dilemme. Les hommes restent parfois passifs et considèrent les revenus améliorés des femmes comme une excuse pour ne pas s’engager plus par rapport à leur famille. Ceci plaide pour une implication des hommes dans les projets. D’autre part on doit éviter qu’ils s’accaparent les activités au moment où elles deviennent économiquement ou socialement intéressant pour eux.

Au Togo nous avons moins de projets de promotion féminine. Ce genre de demande ne nous arrive rarement. La Fondation Maagdenhuis ne veut pas influencer et doit accepter ce que la population exprime comme priorité et les limites de ce qu’une organisation locale peut se fixer comme objectif. Les projets renforçant l’économie n’ont pas eu de résultats remarquables au Togo jusqu’à présent.

Coeurs-unis4

Domaines d’intérêt